Le
terrorisme, le mot le dit, consiste à utiliser la peur pour
provoquer un comportement que d'autres formes de négociation n'ont
pas su amener. Ne me souhaitez pas d'avoir à en découdre avec un
acte de terrorisme; j'ai toujours dit qu'il ne faut pas négocier
tant que les terroristes n'ont pas mis leur menace à exécution.
C'est plus facile à dire qu'à faire, je le reconnais, mais on ne
doit jamais négocier quand on est en position de faiblesse. Les
négociations de la guerre des sexes sont maintenant ouvertes:
l'otage a été descendu.
Au Québec
les hommes ont la réputation de ne plus mordre à l'hameçon conjugal.
Les conditions qui prévalent ne les intéressent pas. Il y a des
reproches dans la conversation qui entoure la publication aux
Éditions de l'Homme du bouquin intitulé
Les Québécois ne veulent plus draguer et
encore moins séduire.
Il y a souvent des reproches quand les hommes
s'approprient les diktats fémicentristes.
On avait parlé de discrimination
positive pour rétablir les erreurs du passé? Il faudrait qu'après
une rupture conjugale la garde des enfants soit accordée
systématiquement aux pères qui en font la demande. Discrimination
positive. Nous avions été menacés d'exclusion sociale si nous
refusions d'incarner le tapis dans une relation de couple. C'est
fait; nous avons été exclus de nos familles, de la vie de nos
enfants, de nos projets de vie. Y a-t-il autre chose à ajouter? L'égalité est un couteau dont
la lame n'a pas de côté mousse. Quand on parlera d'arrêt des
hostilités il faudra obtenir une reddition avec compensations. La
fin de la guerre des sexes sera marquée par son Traité de
Versailles.
L'idée
n'est pas nouvelle. Elle consiste à mettre soi même à exécution les
menaces qui pèsent contre soi. Dès que la pratique est établie les menaces deviennent
inutiles. Pourquoi le Barreau du Québec, le ministre fédéral
de la Justice et tous les députés du Bluff Québécois
se sont-ils opposés au projet de loi C-422 qui propose d'accorder la
garde partagée aux deux parents à la suite d'une rupture conjugale.
Ça placerait les conjoints sur un pied d'égalité; les féministes
détestent l'idée que les hommes aient droit au même genre d'égalité
que les femmes.
Il n'est
pas loin le jour où des manifestants défileront devant les églises
pendant les mariages pour en appeler à l'esprit de résistance des
gars. Qui accepterait de passer sa vie sous la menace d'une rupture
dévastatrice? Tant que la famille n'aura pas subi une transformation
importante il ne faut plus tenter sa chance.