Imaginez
une société où toutes les décisions concernant la famille sont la
responsabilité des hommes. Ce sont eux qui décident du nombre
d'enfants qu'ils auront, du moment où ils les auront et de
l'identité des femmes avec qui ils auront ces enfants. Dans cette
société, contrairement à la notre, la fonction reproductrice relève
des hommes. Ce sont eux qui décident de la façon dont les femmes
utilisent leur capacité reproductrice. De savants sociologues
auraient cherché à comprendre l'influence de cette particularité sur
le développement de la civilisation qui en découlé. Leurs recherches
auraient mérité qu'on s'y intéresse. Ils auraient conclu que dans tout groupe social la structure
familiale détermine la nature de la société qui en découle.
Au Québec,
sous prétexte que le droit à l'avortement est inaliénable et
exclusivement féminin les hommes sont privés de leur fonction
reproductrice. Leur décision d'avoir ou de ne pas avoir un enfant ne
leur appartient plus. Il ne faudrait pas s'étonner que les mâles
reproducteurs se fassent rare au point il est maintenant normal de
déposer une goutte de sauce Tabasco dans le condom usagé afin
d'éviter que son contenu ne serve à une insémination discrète et
coûteuse.
L'autre
société, celle dont il est question plus haut, n'est pas
nécessairement formée de Pygmées portant un os au travers du nez ou
un étui pénien autour de leur interminable appât. Cette description
aurait pu s'appliquer à n'importe quelle famille où l'homme n'est
pas tenu de jouer le rôle du paillasson de madame. Renversez les
rôles et vous obtenez une description fidèle de la société dans
laquelle vous vivez. C'est aux femmes de décider est aussi le titre
de la célébration de l'avortement prévue dans quelques jours à
Montréal.
Nous avons
fait des choix qui déterminent l'implosion imminente de notre
civilisation. C'est drôle un bout mais quand il sera trop tard pour
regretter nos erreurs il est probable que la prochaine génération
maudira les
choix que nous, leurs ancêtres, auront fait pour eux. Que leur
dirons nous quand, en chemin vers le cimetière, nous croisons leur
regard réprobateur?