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Féminisme
pervers
Prenons,
situation hypothétique, un groupe qui est l'objet de discrimination.
Supposons qu'un certain nombre des membres de ce groupe ait choisi
de ne plus tolérer la situation dont ils sont victimes. Ça proteste
à grand coup de So-so-so-solidaritAé! Qu'est-ce qui arrive
ensuite?
Ensuite? Le
groupe oppresseur s'indigne. Comment, comment, comment? Faudrait-il
accepter que ces ignobles êtres inférieurs, ces suppôts du
Patriarcat, obtiennent, eux aussi, les privilèges réservés à celles
qui ont droit à l'égalité, à ces privilèges qui, comme chacun sait, ne
sont réservés qu'aux femmes? Si on doit les bastonner pour les faire
marcher jusqu'à l'arrière de l'autobus ça nous fera plaisir de les
ramener à la raison. Quand on est un être inférieur on ne se plaint
pas d'avoir à en subir les conséquences. Oser s'opposer au féminisme
triomphal; quelle idée!
***
Au début il
n'était question que d'accorder des privilèges qu'aux femmes.
C'était pour compenser la répression qui a prévalu depuis des
millénaires et qui prévaut toujours dans des pays éloignés. Dix
mille ans selon une certaine sous-ministre au racisme anti-hommes.
C'est l'équilibre karmique qui l'exige. On s'est très vite rendu
compte que les choses iraient plus rapidement si on avait la bonne
idée de se livrer au dénigrement des hommes n'est-ce pas ma belle
chatte? Qu'on n'en entende pas un rouspéter ma bande de machos.
Baissez le nez et rentrez dans la niche sans prononcer un seul mot
de silence.
C'est bien
ce qu'on avait prédit; ça rouspète encore. C'est bien la preuve
qu'il est nécessaire de casser l'anti-féminisme. Envoyez moi tous
les récalcitrants en rééducation. Le féminisme est mon ami et ses
opposants doivent être neutralisés. Désormais les membres de la
milice feront taire les réactionnaires masculinistes et les
pédophiles de la droite néo-libérale, capitaliste, patriarcale et
j'en passe en occupant toutes les tribunes. Ne riez pas. C'est
la nouvelle présidente de la Fédération des femmes du Québec
qui l'a annoncé.
***
Le ton
monte avec l'exaspération. La petite chatte laisse planer des menaces de
poursuites. Il ne faudrait pas rouspéter. Il faudrait accepter de
n'être rien d'autre que l'écho des propos narcissique du féminisme
pervers. C'est bien le dialogue mais à la condition que le mécréant
accepte de fermer sa gueule. Au fait, tous ces mensonges qui servent
à dénigrer les intouchables de l'humanité, vous savez bien la
légende de la violence faite aux femmes, le mensonge des 300 000
femmes battues au Québec chaque année, celui des agressions
sexuelles dont le tiers des femmes seraient les victimes, l'équité
salariale, la conspiration patriarcale visant la sous représentation
féminine en politique et tout le reste; on en a marre. L'idée ne
viendrait à personne de faire de telles généralités au sujet de
quelque groupe racial. Ces mensonges là ne passent plus. C'est fini
le racisme anti hommes. Les perverses féministes feraient mieux d'en
prendre note pendant qu'on garde encore son calme. Regardez du côté
de l'Australie où des milices anti-féministes sévissent avec la
complicité des forces policières.
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