La Gazette des gonzes


Le 7 octobre 2009

Yves Pageau

Féminisme pervers

Prenons, situation hypothétique, un groupe qui est l'objet de discrimination. Supposons qu'un certain nombre des membres de ce groupe ait choisi de ne plus tolérer la situation dont ils sont victimes. Ça proteste à grand coup de So-so-so-solidaritAé! Qu'est-ce qui arrive ensuite?

Ensuite? Le groupe oppresseur s'indigne. Comment, comment, comment? Faudrait-il accepter que ces ignobles êtres inférieurs, ces suppôts du Patriarcat, obtiennent, eux aussi, les privilèges réservés à celles qui ont droit à l'égalité, à ces privilèges qui, comme chacun sait, ne sont réservés qu'aux femmes? Si on doit les bastonner pour les faire marcher jusqu'à l'arrière de l'autobus ça nous fera plaisir de les ramener à la raison. Quand on est un être inférieur on ne se plaint pas d'avoir à en subir les conséquences. Oser s'opposer au féminisme triomphal; quelle idée!

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Au début il n'était question que d'accorder des privilèges qu'aux femmes. C'était pour compenser la répression qui a prévalu depuis des millénaires et qui prévaut toujours dans des pays éloignés. Dix mille ans selon une certaine sous-ministre au racisme anti-hommes. C'est l'équilibre karmique qui l'exige. On s'est très vite rendu compte que les choses iraient plus rapidement si on avait la bonne idée de se livrer au dénigrement des hommes n'est-ce pas ma belle chatte? Qu'on n'en entende pas un rouspéter ma bande de machos. Baissez le nez et rentrez dans la niche sans prononcer un seul mot de silence.

C'est bien ce qu'on avait prédit; ça rouspète encore. C'est bien la preuve qu'il est nécessaire de casser l'anti-féminisme. Envoyez moi tous les récalcitrants en rééducation. Le féminisme est mon ami et ses opposants doivent être neutralisés. Désormais les membres de la milice feront taire les réactionnaires masculinistes et les pédophiles de la droite néo-libérale, capitaliste, patriarcale et j'en passe en occupant toutes les tribunes. Ne riez pas. C'est la nouvelle présidente de la Fédération des femmes du Québec qui l'a annoncé.

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Le ton monte avec l'exaspération. La petite chatte laisse planer des menaces de poursuites. Il ne faudrait pas rouspéter. Il faudrait accepter de n'être rien d'autre que l'écho des propos narcissique du féminisme pervers. C'est bien le dialogue mais à la condition que le mécréant accepte de fermer sa gueule. Au fait, tous ces mensonges qui servent à dénigrer les intouchables de l'humanité, vous savez bien la légende de la violence faite aux femmes, le mensonge des 300 000 femmes battues au Québec chaque année, celui des agressions sexuelles dont le tiers des femmes seraient les victimes, l'équité salariale, la conspiration patriarcale visant la sous représentation féminine en politique et tout le reste; on en a marre. L'idée ne viendrait à personne de faire de telles généralités au sujet de quelque groupe racial. Ces mensonges là ne passent plus. C'est fini le racisme anti hommes. Les perverses féministes feraient mieux d'en prendre note pendant qu'on garde encore son calme. Regardez du côté de l'Australie où des milices anti-féministes sévissent avec la complicité des forces policières.