Il n'y a pas si longtemps le terme
masculiniste était une injure incantatoire dont on croyait
qu'elle avait le pouvoir de transformer en féministe celui qui
en est l'objet. J'en ai profité pour les remercier de leur
accueil. Il n'y avait rien ni dessous ni derrière. J'ai bien
regardé.
La grande question qui les préoccupent depuis
longtemps est de savoir s'il vaudrait mieux répondre ou ignorer
les critiques formulées envers le féminisme. Elles cherchent
toujours la réponse. Ça les occupe. Ces gens là ne sont pas très
doués de la comprenette. On dirait qu'elles ne parviennent pas à
se faire à l'idée que la guerre des sexes ne sera pas un siège. Elles
choisissent de bouder dans la forteresse, soit, mais ça ne
ramènera pas l'idéologie de ces dames dans la faveur populaire.
Il faut comprendre que l'un des principaux enjeux de la guerre
des sexes c'est la popularité. Dans les médias on n'en fait pas
trop de cas. Ici, les hommes sont des masculinistes et les
femmes souffrent atrocement de discrimination et de harcèlement.
Ce sont les mêmes zoufs qui ont parlé d'arme de destruction
massive et de pandémie de grippe. Ça ne tient qu'à un fil, les
féministes boudent, les médias distillent de la propagande et
l'État ne réussit pas à boucler son budget. Ne manquez pas ça.
Avez vous entendu parler des ravages infligées
par le masculinisme? Pas dernièrement. Elles en ont dit
tellement d'inepties qu'elles n'osent pas en parler de nouveau.
Elles se sont habituées à l'idée mais refusent toujours
d'admettre que l'égalité est réciproque. Ça va venir vous
verrez.
Ignorer ou injurier. C'est tout. Elles n'ont
pas compris que, si le féminisme peut espérer survivre, il doit
ouvrir le dialogue et accepter de discuter honnêtement de ses
contradictions de la famille et du couple. C'est difficile. Tout
ce que ces paltoquets savent répéter ce sont deux ou trois
rengaines qui visent toujours à confiner les femmes dans une
posture de victime; violence-faite-aux-femmes, équité-salariale,
favoritisme politique envers des femmes et
discrimination-positive. Elles ne savent pas parler féminisme
autrement qu'en termes marxistes. Elles manquent de vocabulaire.
C'est fatigant.