La Gazette des gonzes

Le 20 mars 2010

 

Maître Pageau,
sur son arbre perché, tenait en son bec un fromage

Ça va pas mon colonel?

Il n'y a pas si longtemps le terme masculiniste était une injure incantatoire dont on croyait qu'elle avait le pouvoir de transformer en féministe celui qui en est l'objet. J'en ai profité pour les remercier de leur accueil. Il n'y avait rien ni dessous ni derrière. J'ai bien regardé.

La grande question qui les préoccupent depuis longtemps est de savoir s'il vaudrait mieux répondre ou ignorer les critiques formulées envers le féminisme. Elles cherchent toujours la réponse. Ça les occupe. Ces gens là ne sont pas très doués de la comprenette. On dirait qu'elles ne parviennent pas à se faire à l'idée que la guerre des sexes ne sera pas un siège. Elles choisissent de bouder dans la forteresse, soit, mais ça ne ramènera pas l'idéologie de ces dames dans la faveur populaire. Il faut comprendre que l'un des principaux enjeux de la guerre des sexes c'est la popularité. Dans les médias on n'en fait pas trop de cas. Ici, les hommes sont des masculinistes et les femmes souffrent atrocement de discrimination et de harcèlement. Ce sont les mêmes zoufs qui ont parlé d'arme de destruction massive et de pandémie de grippe. Ça ne tient qu'à un fil, les féministes boudent, les médias distillent de la propagande et l'État ne réussit pas à boucler son budget. Ne manquez pas ça.

Avez vous entendu parler des ravages infligées par le masculinisme? Pas dernièrement. Elles en ont dit tellement d'inepties qu'elles n'osent pas en parler de nouveau. Elles se sont habituées à l'idée mais refusent toujours d'admettre que l'égalité est réciproque. Ça va venir vous verrez.

Ignorer ou injurier. C'est tout. Elles n'ont pas compris que, si le féminisme peut espérer survivre, il doit ouvrir le dialogue et accepter de discuter honnêtement de ses contradictions de la famille et du couple. C'est difficile. Tout ce que ces paltoquets savent répéter ce sont deux ou trois rengaines qui visent toujours à confiner les femmes dans une posture de victime; violence-faite-aux-femmes, équité-salariale, favoritisme politique envers des femmes et discrimination-positive. Elles ne savent pas parler féminisme autrement qu'en termes marxistes. Elles manquent de vocabulaire. C'est fatigant.