La Gazette des gonzes

Le 20 mars 2010

 

Pageau le mégalomane

La haine

On ne sent la haine que si on en est l'objet. Quand on est une femme on en profite et on se fait croire que ce n'est que de la justice, que si les hommes rouspètent c'est parce, dans le processus ils perdent des privilèges. On dirait un roman de Franz Kafka n'est-ce pas? Alors on lève le ton juste un peu pour s'assurer d'être entendu. Croyez-vous que nous l'avons été? Il n'y a rien à faire; tous les micros sont morts. Ça ne donne rien d'insister. Du coup tous les passages sont fermés. Le féminisme s'est mis en mode défensif; il sent le pipi de vieille fille.

 Pourtant le message percole.

Le meilleur système de défense pourrait très bien être celui du hérisson. Il se roule en boule et il attend que le danger s'éloigne. C'est bien quand on a du temps, des réserve et pas trop envie de pisser. Les premiers signes du repli féministe remontent à 2002 quand La Gazette des femmes avait publié un texte d'Ariane Emond sur le ressac masculiniste. C'est pas pour me vanter mais le ressac en question c'était moi. Avec le féministes qui lui faisait de la publicité l'achalandage du site a dépassé les 1600 visiteurs par jour. Au premiers signes de critique elles se sont empressées de sonner la Cavalerie. C'était une erreur.  Quand l'ampli est à dix on ne peut plus monter le volume.

Depuis? Pas grand chose. Les féministes d'État, celles qui ne représentent personne et dont nous payons tous le salaire, refusent le dialogue. Est-ce parce que la position qu'elles défendent ne supporterait pas la discussion? Nous sommes nombreux à le croire. Maintenant la misandrie a changé de nom. Elle s'appelle égalité. Quand on s'objecte à la misandrie ambiante on vous accuse d'être réfractaire à l'égalité, d'être contre-les-femmes, d'être un masculiniste misogyne. C'est l'un ou c'est l'autre, quand on est l'un c'est qu'on n'est pas l'autre. Avec toutes ces imminentes chercheuses dans le domaine des études du poil frisé il se pourrait qu'on découvre un jour la façon d'être en relation autrement qu'en cherchant à détruire l'autre. Je sais comment  mais si c'est moi qui le dit ça ne comptera pas.